Après l’arrivée des organisateurs et l’installation de la salle (mise à disposition gratuitement par la Biocoop de Bourges), les participants arrivent les un-e-s après les autres à l’Assemblée Générale et rencontre régionale du réseau des AMAP Centre Val de Loire.
Accueil /petit déjeuner
La journée commence bien, on est accueilli par une très belle table et un petit déjeuner qui va nous permettre de prendre des forces avant de passer aux choses sérieuses.
Mot accueil et rapport Moral par les co-présidentes
Après un rapide mot d’accueil de Célia, notre dynamique coordinatrice du réseau, qui lance cette belle journée, nos 2 co-présidentes évoquent les raisons d’agir du réseau, de ses bénévoles et AMAP adhérentes, pourquoi il faut reconnecter la terre à la production alimentaire. Le duo marche bien 😀
Le réseau a grandi, il a gagné en visibilité et en crédibilité, ce qui en fait un interlocuteur incontournable et de plus en plus demandé pour organiser la préservation de l’agriculture paysanne.
Il existe pour aider, pour supporter les collectifs d’AMAP à vivre dignement, c’est à dire à exercer leur liberté de choix et, en premier lieu, celui de leur alimentation dans un souci d’équilibre alimentaire pour les amapien.nes et pour la collectivité, pour le respect de l’environnement et de la biodiversité et pour l’équilibre économique des fermes la région.
Malgré les vents contraires, il se bat contre la précarité alimentaire et cette année encore, ses bénévoles se sont beaucoup mobilisé.es pour faire vivre la démocratie alimentaire. Toutes les bonnes volontés sont appelées à nous rejoindre.
Enfin, terminons par une note moins positive. En effet, notre coordinatrice va changer d’horizon professionnel après près de 4 années passées à développer le réseau des AMAP Centre Val de Loire avec maîtrise, pédagogie et une bonne dose d’engagement. Elle va nous manquer…
Intervention asso
1er partenaire invité à s’exprimer, Eric Vidal de l’association Eau Secours 45 qui travaille bien entendu le sujet de l’eau. Comme il est intarissable au contraire de l’eau potable de qualité, il doit lui-même se reprendre pour ne pas nous noyer sous le flot de tout ce qui ne tourne pas rond sur ce sujet au combien vital. Les sources d’eau potable ne se rechargent pas assez vite par rapport à nos besoins.
Les causes principales sont l’écoulement trop rapide des eaux de pluie vers la mer (urbanisation, sols agricoles trop compactés et disparition des zones humides), les différents conflits d’usages, avec des quantités immenses utilisées dans l’agriculture (irrigation), l’industrie et leurs processus gourmands en eau, les pollutions que l’on découvre, celles qui sont cachées.
Il détaille la face cachée de la production d’eau potable, qu’on ne cherche plus à capter pure, mais la moins polluée possible. Les fermetures de captages d’eau sont nombreuses suite à des pollutions beaucoup trop importantes pour que nous puissions boire ou même arroser avec …En fait, on ne fait que du curatif plutôt que du préventif… De la même manière et dans le même registre de l’inversion, on n’applique pas le principe du pollueur-payeur mais de pollué-payeur (avec nos factures d’eau qui augmentent pour payer le traitement).
Remerciements des contributeurs/trices pour la campagne de dons
Nous remercions la générosité des contributeur.trices de notre campagne de dons organisée sur décembre 2025 – janvier 2026 pour soutenir le réseau.
Rapport d’activité 2025 – QUIZZ (Questions/Réponses)
Sous forme de quizz, nos 2 co-présidentes retracent l’année que nous avons passée au réseau, ces actions marquantes, les événements organisés et auxquels nous avons participé.
Le moment phare 2025, étant l’accueil des rencontres nationales des AMAP du MIRAMAP (réseau interrégional des AMAP) à Orléans du 13 au 15 juin 2025.
Rapport financier
Pierre nous présente les comptes du réseau. C’est précis, pointu, affuté… rien qui ne dépasse quoi ! Les chiffres, ce n’est pas toujours passionnant, mais il réussi à nous tenir éveillé 😁
Les comptes de l’année sont équilibrés, le réseau bénéficie encore d’une avance de trésorerie mais pour 2026, il sera indispensable de trouver des contributeur.trices et mécènes pour venir alimenter nos ressources. La principale recette est la subvention du Conseil Régional, encore accordée pour cette année. Il serait nécessaire de trouver d’autres fonds pour pouvoir financer au moins un demi poste en plus du poste de coordinateur-trice, l’équivalent temps plein actuel n’est pas suffisant pour réaliser toutes les missions nécessaires au fonctionnement du réseau et les temps des bénévoles ne peuvent pas compenser.
Interventions partenaires locaux
Terres de Liens Centre Val de Loire
Les représentant-e-s de l’association Terres de Liens Centre Val de Loire, Agnès Zoppe et Thierry Crot soulignent les besoins de se regrouper entre assos et de garder un lien fort pour agir ensemble et non chacun-e dans son coin, pour que nos actions aient plus de poids.
La mission de Terres de Liens : empêcher la disparition des fermes (en 4 ans, 40000 fermes ont disparu) pour garder le plus possible une agriculture à taille humaine.
De toute évidence, le réseau des AMAP et les AMAP, doivent travailler main dans la main avec Terres de liens. En effet, une bonne partie de ses fermes “distribuent” en AMAP.
Terres de Liens Bassines non merci
Puis notre dernier intervenant, Boris RADICI de Bassines non merci Berry qui a évoqué les modes de fonctionnement dans nos différentes assos. Il insiste sur le fait que l’on ne doit pas avoir une position descendante (du sachant vers l’apprenant) ou moralisatrice.
Il est revenu ensuite sur ce qu’est une bassine dite de substitution :
– à qui elle profite : une minorité d’exploitations (environ 5%) a le privilège d’être connectée à la bassine et de bénéficier de cette eau pour irriguer les cultures l’été, alors que le reste du territoire subit le manque d’eau et doit s’adapter aux restrictions préfectorales,
– comment elle est remplie – par l’eau pompée dans les cours d’eau et dans les nappes phréatiques
– à quoi servent les bassines ? Essentiellement à irriguer des céréales dont une bonne partie sera exportée. Le maïs, qui a besoin d’eau à un moment où il y en a peu, est principalement utilisé pour nourrir les animaux d’élevage industriel. Les exploitants l’utilisent aussi pour arroser des cultures qui finiront dans un méthaniseur pour en faire de l’énergie. Avec ce modèle, les pratiques agricoles sur notre territoire ne fournissent qu’à peine 2 % de notre consommation en fruits et légumes !
Retour en images
Photos de groupe
Le repas
Présentation URGENCI et la notion de réseau et rappel enjeu engagement bénévole au sein du Réseau AMAP CVL
Ateliers en sous-groupe 5 sous -groupes thématiques (50 min)
et leurs restitutions
et leurs restitutions
Election du nouveau CA
Plan d’action 2026
Pour clôturer cette journée bien remplie, voici les 5 axes de notre plan d’action 2026 :
1/ Accompagnement des AMAP et des créations d’AMAP
2/ Accompagnement des paysan-nes en AMAP
3/ Animation et gestion de l’association
4/ Mise en réseau et mobilisation des citoyen.nes-AMAP-paysan.nes
5/Agir en faveur de la démocratie alimentaire